PASSAGES
Coline CasseCassandre Fournet

Du 7 au 18 décembre 2019
Vernissage le vendredi 6 décembre à 18h
Abbaye de Léhon (Dinan)
Entrée libre

Ouvert le mercredi, samedi et dimanche de 14h30 à 18h.
Ouverture exceptionnelle le vendredi 13 décembre (15h30-22h30) dans le cadre du marché de Noël.
Et sur rendez-vous au 02 96 27 34 02

L’exposition PASSAGES présente les œuvres de Coline Casse et Cassandre Fournet. Les deux artistes sont en résidence aux Ateliers du Plessix-Madeuc, installés à la Maison d’artiste de la Grande Vigne sur le port de Dinan, depuis le mois d’octobre.
PASSAGES signifie le fait de passer d’un endroit à un autre ou le passage d’un état à un autre. Chacune à leur manière, les 2 artistes intègrent ces notions. Ces moments transitoires, le temps insaisissable trouvent une densité dans leurs peintures. Le temps de la résidence leur a permis de passer d’un espace à un autre et de faire de nouvelles découvertes et rencontres, qui nourrissent les œuvres produites durant leur séjour à Dinan.

Coline Casse est née en 1985, vit entre le Sud-Est de la France et Bruxelles et est diplômée de l’école supérieure d’art de Marseille Méditerranée. Ses œuvres sont réalisées à la peinture à l’huile. Inspirée par les scènes de son quotidien, elle capte des instants qu’elle compose avec le souci du cadrage, de la lumière, de l’espace et des postures des sujets. Durant sa résidence, elle a réalisé deux grands formats (Sans titre et Les grandes mains, 130x195cm). Ils s’inscrivent dans la continuité d’une série sur les représentations dans des moments suspendus, dont le décor nous invite à plonger dans les pensées des personnages, souvent ses proches. Ces figures, en position d’attente, occupent une place centrale dans un espace parfois fait d’étrangeté. L’artiste a entamé, par ailleurs, une série en diptyque (Smile Attempt). Elle fige par le procédé pictural, des images produites à partir de selfies modifiés par l’utilisation de filtres disponibles sur les réseaux sociaux (ici messenger). Elle souligne, par le dyptique, l’écart qui peut exister entre l’expression que l’on donne à voir et notre ressenti. Ses autoportraits questionnent également l’injonction à la féminité, liée au terme «mignonne ». Elle s’amuse du décalage entre l’aspect éphémère de ces effets virtuels – souvent peu assumés par leurs utilisateurs – en les pérennisant, par la peinture à l’huile, plutôt utilisée pour les portraits officiels.

Cassandre Fournet est née en 1992, vit à Toulouse où elle a obtenu son diplôme à l’Institut national des arts. Avant de travailler à l’atelier, l’artiste a passé du temps à parcourir les espaces autour du lieu de résidence, les bords de Rance et le port de Dinan. Elle porte un regard sur les lieux abandonnés, les endroits où l’homme a laissé la trace de son intervention mais ne s’y intéresse plus. Au bord de la Rance, Cassandre Fournet a été intriguée par les outils et les systèmes de navigation. Elle s’est arrêtée sur une accumulation d’annexes taguées (Inhérents#4, peinture à l’acrylique) et des bateaux abîmés, laissés à l’abandon sur le bord de la rive (Collision). La végétation, les tags prennent la place sur ces morceaux de vie arrêtés. La série d’aquarelles a été réalisée à partir d’images faites sur le quai Talard au Port de Dinan. L’artiste s’intéresse aux architectures, à la signalétique et aux traces du temps sur les éléments. En les peignant, elle les fige. Au-delà de ces réalisations, elle enquête sur les sites, cherche des éléments et retourne dans les lieux pour voir l’évolution des espaces. Elle a ainsi récemment découvert qu’un permis de démolition a été dressé sur le bâtiment présenté dans l’aquarelle intitulée Arrière-cour. La peinture garde donc la trace d’un moment de l’histoire du lieu.

L’exposition se poursuit par la présentation des productions réalisées lors d’ateliers de pratiques artistiques avec les élèves de l’option Arts du Collège Immaculée Conception à Créhen et les artistes en résidence.